[Roman #79] Le grand Meaulnes – Alain-Fournier (1913)

* Présentation *

Un grand classique que j’avais vu au cinéma, et très moyennement aimé. Mais comme il fait partie de la liste des Chefs d’oeuvre de la SFFF (partie Transfiction), je me suis dit que j’allais lui laisser une chance de me convaincre.

Le grand Meaulnes6a00d8342e8a5353ef0168e9b7667e970c
Auteur : Alain-Fournier
Couverture : Vloo
Éditions La bibliothèque électronique du Québec  – téléchargé en 2013, 307 pages.

Dans ma bibliothèque numérique – Première lecture
Ma note : – pas mal

 

Résumé : François, quinze ans, est le fils de M. et Mme Seurel, instituteurs de Sainte-Agathe, en Sologne. Il fréquente le cours supérieur qui prépare au brevet d’instituteur. Un mois après la rentrée, un nouveau compagnon de dix-sept ans vient habiter chez eux. Il se prénomme Augustin Meaulnes. La personnalité mystérieuse d’Augustin, que les élèves appellent bientôt « le grand Meaulnes », trouble le rythme monotone de l’établissement scolaire et fascine tous les élèves.

 

« Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189… »

 

* Mon avis *

Nous nous trouvons dans la campagne française de la fin du 19è siècle, une école où ne sont présent que des garçons. Un élément perturbateur, en la personne d’Augustin Meaulnes, va arriver et chambouler la quiétude de notre personnage principal, François, qui raconte cette histoire à la première personne comme si tout lui était arrivé en propre.

L’auteur raconte comment les circonvolutions de l’âme d’adolescents vont en 3 jours et une rencontre changer la vie de nos personnages. De plus, on ne peut pas dire que le grand Meaulnes soit un adolescent stable. Et Franck encore moins (en plus il est pourri gâté, ce qui n’arrange rien). Et François et Yvonne n’ont pas vraiment de personnalité, ils se laissent porter par les évènements et ne vivent que par leurs amis et frères, Augustin et Franck.
C’est la quête d’un amour perdu et il montre que l’adolescence peut être bien romantique et bien compliquée dans ses relations. En effet, on remarque le ridicule du manque flagrant de communication alors que cela aurait pu résoudre bien des problèmes.

Ce fut une lecture agréable, le passage de la « fête du mariage » est très onirique où l’on oscille entre rêve et réalité (d’où le classement en transfiction sans doute, mais j’ai encore du mal avec la notion), mais le rythme du roman saccadé, dû à la présence ou absence du grand Meaulnes, est un peu perturbant et ne m’a donc pas tout le temps captivé. En fait, François vit tellement à travers son ami Augustin, que quand celui-ci n’est pas là François nous ennui. Et le fait qu’il sacrifie sa vie entière pour son ami qui finalement n’est qu’un égoïste m’a laissée un peu agacée.

Un classique à lire pour l’ambiance mélancolique et la superbe scène de la fête quasi féérique, mais à ne pas tenté si le romantisme tragique vous rebute.

* Blabla supplémentaire *

Lecture entrant dans le cadre du challenge

rangtolkien

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3 réponses

  1. Louvel dit :

    Tu aurais dû lire le Grand Meaulnes plus tôt… ou alors tu n’es pas assez romantique ;)

  2. Elessar dit :

    Je l’ai lu il y très longtemps et je garde un vif souvenirs de l’étrange fête. Le reste par contre c’est perdu dans les limbes de ma mémoire.

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