[Recueil nouvelles #8] Les Perséides et autres nouvelles – Robert Charles WILSON (2000)

* Présentation *

Je n’avais jamais encore lu de Wilson avant ce recueil et c’est donc encore toute innocente que je me suis plongée dans son univers.

 

Les Perséides et autres nouvelles (The Perseids ans Other Stories)couv
De Robert Charles WILSON traduit par Gilles GOULLET
Aux éditions Le Belial’ – 2014, 303 pages
Couverture de Manchu

Dans ma bibliothèque – Première lecture
Ma note : coeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_moitiecoeur_vide vraiment sympa

 

Résumé : C’est l’histoire de deux géographies intriquées : celle des ruelles nocturnes de Toronto et celle de l’étrange librairie Finders, deux géographies qui ne sont pas ce qu’elles semblent être car non, décidément, la carte n’est pas le territoire… C’est l’histoire des abîmes vertigineux de l’espace et du temps et de ce qu’ils abritent, de l’étrange et de l’occulte, là, au coin de la rue, au détour d’un rayonnage de bibliothèque ou sur une case d’échiquier… C’est l’histoire de ce qui ne peut être vu et que l’on voit quand même, de ce qui ne peut être dit et qu’il nous faut dire, malgré tout… C’est l’histoire des Perséides, neuf récits se répondant les uns les autres pour tisser l’ébauche d’un paysage indicible, un livre à l’ombre des grands maîtres tutélaires de l’œuvre wilsonienne : Jorge Luis Borges, Howard Phillips Lovecraft et Clifford D. Simak en tête. Peut-être le livre le plus personnel de Robert Charles Wilson.

 

« Jacob entra dans le petite librairie pour fuir le froid sibérien, mais aussi parce qu’il avait une heure ou deux à tuer et (surtout) parce qu’il espérait qu’Oscar Ziegler lui donnerait encore un livre. »

  

* Mon avis *

Le recueil de nouvelles Les Perséides, c’est 9 nouvelles fantastiques, et même fantasmagoriques.

  • Les champs d’Abraham coeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_moitiecoeur_vide
  • Les Perséides coeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_moitiecoeur_vide
  • La ville dans la ville coeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_moitiecoeur_vide
  • L’Observatrice coeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_plein
  • Protocoles d’usage coeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_videcoeur_vide
  • Ulysse voit la Lune par la fenêtre de sa chambre coeur_pleincoeur_pleincoeur_videcoeur_videcoeur_vide
  • Le miroir de Platon coeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_moitiecoeur_vide
  • Divisé par l’infini coeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_pleincoeur_moitie
  • Bébé perle coeur_pleincoeur_pleincoeur_videcoeur_videcoeur_vide

J’ai été un peu surprise au départ car je m’attendais à de la SF pure, or ce n’est pas vraiment ça. C’est plus fantastique donc, une plongée dans l’étrange qui nous entoure, à la limite de l’horreur pour certaines nouvelles et toujours emplie de mystère.

Chaque nouvelle est liée aux autres car elles se passent quasi toutes au même endroit et que quelques références communes (la librairie, un personnage) sont disséminées ici ou là. Mais ce lien est assez tenu et n’a pas d’importance ici. On arpente Toronto, il n’y a pas trop d’indication sur l’époque et on se retrouve quelques fois à passer devant la même librairie (qui pourrait avoir un peu un genre de rôle central ?), mais finalement ce n’est pas le cœur du propos.

J’ai trouvé que l’auteur nous parlait de ce qui se tapissait aux encoignures, ce qui nous observe dans le noir, l’indicible, qui nous fascine et nous effraie à la fois. Wilson aime aussi jouer avec les dimensions, physiques et métaphysiques, et à réussi à me faire rêver et à m’interroger (le fameux sens of wonder !), notamment avec la superbe nouvelle de L’observatrice (qui donne le tournis je trouve, la discussion entre Sandra et Hubble sur le temps et la dimension de l’univers m’a fascinée) et la non moins réussie Divisé par l’infini (qui en un sens, donne aussi le tournis en parlant de ce qu’entrainent les choix sur les univers parallèles). Par contre, je n’ai absolument pas compris la nouvelle « Ulysse …« . Je suis complètement passée à côté de cette histoire avec le chat et la Lune. Et je n’ai pas du tout apprécié la dernière nouvelle du recueil, Bébé perle qui ne m’a pas du tout parlée.

Pour moi, le recueil à un thème central, l’humain. J’ai trouvé que ses nouvelles avaient une réelle profondeur et un vrai questionnement sur ce qu’est l’humain : on nous parle de la mort, la solitude, la folie, la religion… l’amour, tout ce qui va construire une identité. Les personnages traversent tous une passe difficile de leur vie (divorce, deuil, adolescence …) et c’est en se cherchant, en essayant de se reconstruire qu’ils font connaissance avec l’étrange, qu’il vienne de l’espace, d’une dimension autre ou de l’intérieur.

Chaque nouvelle est indépendante, mais on pourrait penser que la dernière nouvelle clos les aventures se déroulant à Toronto et liées à la librairie Finders. Le tout forme un assez bon recueil, agréable à lire dans une ambiance un poil angoissante, où la limite entre la réalité et l’indicible est questionnée et qui fini sur une note qui m’a laissée un peu mal à l’aise.

 

* Blabla supplémentaire *

D’autres avis chez Lune, BlackWolf, Nebal, Xapur, Julien, Gromovar.

Lecture entrant dans le cadre des challenges

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Et comme on est dimanche, ça marche aussi pour :

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2 réponses

  1. Tu le chroniques admirablement bien. J’ai apprécié ce recueil, je n’ai pu le lâché une fois commencée, mais je n’arrive à mettre aucun mot. Je pense que je vais renoncer à la chroniquer, je manque de matière.

  1. 4 août 2015

    […] avis chez : Blackwolf – Efelle – Lune – Julien – Gromovar – Jae_Lou – […]

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